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Catastrophes écologiques du Sud de la Nouvelle-Calédonie, suivez l'actualité sur ce site...
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mercredi 8 juillet 2009

Ben ça alors !

M'enfin, c'est pas possible voyons !!! :

Radio Canada :
Vale Inco accusée de malhonnêteté

Rien ne va plus entre le syndicat des Métallos et la minière Vale Inco. Le syndicat affirme que l'entreprise est malhonnête envers la communauté et ses employés.

C'est la publication de la proposition finale de Vale Inco sur Internet qui provoque cette réaction viscérale. Sur son site consacré aux négociations avec ses employés ontariens, la minière brésilienne présente les changements proposés aux bonis et les détails de son offre de retraite anticipée à laquelle 350 travailleurs seraient admissibles.

Des omissions?

Mais le syndicat accuse Vale Inco d'avoir omis de publier sur son site les concessions qu'elle exige...
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mardi 7 juillet 2009

video

Thalassa du 30/01 : Nouvelle Calédonie, la guerre du Nickel - Ma-Tvideo France3
La guerre du Nickel durée : 22 mn

Un reportage de Clarisse Feletin et Thierry Trelluyer

Production : Bonne Compagnie



La Nouvelle-Calédonie concentre à elle seule un quart des réserves de nickel de la planète. C’est aujourd’hui le septième producteur mondial. Autant dire que le Caillou suscite bien des convoitises. A l’extrémité sud de l’île, Goro Nickel, un gigantesque projet, démarre en 2002. L’usine construite par le deuxième groupe minier mondial entrera en production courant 2009, et utilisera pour la première fois un procédé chimique pour isoler la roche extraite. Procédé plus rentable pour le groupe mais dont les rejets chargés de polluants représentent un risque écologique grave.

Une partie de ces déchets seront déversés dans un long tuyau d’une vingtaine de kilomètres qui reposera au fond du lagon calédonien. Ce tuyau a déclenché la colère des Kanaks et la « guerre du Nickel ». Depuis 2006, les tribus de la province sud ont mené un combat judiciaire, scientifique et diplomatique contre l’industriel à qui ils contestent le droit de polluer. Les travaux de pose du tuyau ont été bloqués pendant quelques temps, notamment par les pêcheurs de l’île Ouen qui font face à l’usine. Le film raconte la lutte du pot de terre contre le pot de fer, une lutte qui est aussi un choc des cultures. A l’issue d’une « guerre » de plusieurs années, un pacte de paix est finalement signé en septembre 2008 entre Goro Nickel et les chefs coutumiers.

lundi 6 juillet 2009

Zones humides, Ramsar


Vale Inco et son crapaud buffle devrait y participer :
LYON (AFP) - Des centaines de visites guidées de marais, mares et étangs sont programmées dans toute la France d'ici fin avril, dans le cadre d'une campagne de sensibilisation sur les zones humides et leurs occupants, baptisée "Fréquence grenouille", lancée dimanche au Donjon (Allier).

La campagne, organisée par le réseau des Conservatoires d'espaces naturels et les Réserves naturelles de France, se traduira par près de 300 opérations: animations pédagogiques, expositions, et surtout visites de zones humides en début de soirée pour y observer grenouilles, crapauds, tritons ou salamandres.

Le but de la 15e édition de cette campagne annuelle est de de "sensibiliser le public sur la nécessité de protéger ces milieux rares qui ont subi de nombreuses atteintes", indiquent les organisateurs, soulignant que "depuis le début du XXe siècle, les deux tiers des zones humides ont disparu en France".

"Ces écosystèmes très riches assurent de nombreuses fonctions indispensables aux équilibres biologiques, dont l'homme est directement bénéficiaire", rappellent-ils, citant "la préservation de la ressource en eau" ou "la lutte contre les inondations".

© 2009 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

lundi 29 juin 2009

Plus de taxe tuyau pour le moment

Mais plus d'arrêté non plus !!!




Article LNC

À quelle sauce le grand tuyau du Sud sera-t-il accommodé ? La redevance de 1 % du chiffre d’affaires de l’usine du Sud n’est plus. Mais l’autorisation ayant permis la pose du grand tuyau a disparu elle aussi dans les trappes de la justice. La balle est donc dans le camp de la nouvelle province Sud qui pourrait se donner le temps de la réflexion.

À quelle sauce juridico-financière le grand tuyau de l’usine du Sud de Vale Inco va-t-il être à présent accommodé.
Jeudi, le tribunal administratif a annulé l’arrêté provincial fixant une redevance de 1 % du chiffre d’affaires de l’usine pour l’occupation du domaine maritime de cette installation. L’industriel aurait souhaité que seul l’article fixant le loyer soit censuré. Mais non. La justice a jugé ce segment de texte indissociable de l’ensemble de l’arrêté.
Du coup, ce tuyau de 19 kilomètres n’a plus de fondement juridique. Et c’est donc tout le texte qu’il va falloir réécrire, voire renégocier.
Hier, dans un communiqué, Vale Inco a rappelé que la province Sud demeurait « saisie de notre demande initiale d’occupation du domaine public ». Jean-François David, son directeur général délégué, insiste sur le fait que le jugement rendu ne se base pas simplement sur une mauvaise application tarifaire, mais sur la nature même de l’installation. Le grand tuyau, posé au fond de l’eau sur des lests en béton, ne serait pas une « construction permanente » et ne pourrait par conséquent pas être assujetti à une redevance aussi importante. Au regard de la réglementation actuelle.

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dimanche 28 juin 2009

Silence et transparence...


Demain en Nouvelle-Calédonie un journal local gratuit qui pour une fois critique (?:-) ) Vale-Inco Nouvelle-Calédonie :

Passées sous silence :
Les employés calédoniens de Goro-Nickel sont de plus en plus à faire état de certains dysfonctionnements sur le site de l'Usine du Sud. Dernier exemple en date l'incendie accidentel d'une pelle géante en raison d'une fuite d'huile maintes fois signalée mais non réparée, ou encore la mort, il y a quelques semaines, de 5 philippins dans un accident de voiture sur la route de Prony. Si effectivement les 5 hommes n'avaient aucune attache personnelle en Calédonie, il s'agit tout de mêm d'individus faits de chair et de sang, peut être même des pères de famille qui auraient mérité ne serait -ce qu'une mention au chapitre des "faits divers". Leur mort a donc été passée sous silence tant par Goro Nickel que par la gendarmerie et cela amène plusieurs questions sur l'interprétation de la notion de transparence dont les responsables de l'usine du Sud se garagrisent depuis l'accident de la fuite d'acide sulfurique le 1er avril dernier.

Ailleurs

Publié dans le Northern Ontario Business...

Sudbury Vale Inco union workers fed up with “third world employer”


By: Northern Ontario Business Staff

Vale Inco's Creighton Mine.
Vale Inco's Creighton Mine.


United Steelworkers Local 6500 president John Fera stated in a release he is “fed up with the antics and negative business processes of their new third world employer, Vale. This is a company that only recognizes dollars – not people."

Article complet


A lire aussi

Dans le Sudbury Star :

"Fera said before the former Inco Ltd. was sold to Brazilianowned CVRD, wealth generated in Sudbury mostly stayed in Sudbury.

"But now it goes into the pockets of Brazilian owners."

Fera and Fraser lashed out at the federal government, saying it "must have been sleeping when they sold us out to Vale instead of protecting our non-renewable natural resources that now belong to Brazil."

jeudi 18 juin 2009

Dédé, t'es trop fort


Un article LNC :

Ce week-end, au Parc forestier, parmi les nombreuses animations proposées, une saynète étrange prenait place près du vivarium : la présence de réfugiés climatiques. Les malheureux étaient fraîchement débarqués d’une île engloutie par la montée des eaux due au réchauffement climatique. Une projection intéressante jouée avec jubilation par des acteurs inspirés.

Ils sont six. D’après Dédé, le gardien de l’enclos dans lequel ils vivent pour le moment, « ils viennent de l’île Eastfolk, dans le Pacifique Nord ». Les autorités ont peu d’informations sur eux. Ce qui est sûr, c’est que leur Île a été submergée par les eaux, à cause du réchauffement climatique.
« On les a sauvés in extremis, assure Dédé. Ce sont les premiers réfugiés climatiques, mais il y en aura d’autres. D’ailleurs, les Maldives vont bientôt disparaître. » Deux mille survivants d’Eastfolk ont été sauvés de la catastrophe. La Calédonie en accueille six pour le moment. Ils étaient installés ce week-end dans le vivarium du Parc forestier. Exposés comme des animaux de Zoo, à un public plutôt surpris et dérangé. La manœuvre visait à faire réfléchir sur le destin de notre planète qui continue de se réchauffer.
Ces six réfugiés se retrouvent à devoir vivre à l’état sauvage. En haillons, sales, leur comportement fait penser à celui d’animaux. « Ils avaient manifestement épuisé leurs ressources naturelles depuis 25-30 ans, et vivaient dans les détritus quand on les a retrouvés, explique Dédé. C’est pour cela qu’ils sont entourés de déchets dans l’enclos, on les laisse dans leur milieu naturel. On essaie de les réadapter doucement à la vie civilisée, il ne faut pas que le choc soit trop dur. »

« Ils avaient épuisé leurs ressources naturelles depuis 25-30 ans, et vivaient dans les détritus »

Dédé, fouet à la main, veille sur les réfugiés climatiques, dont le comportement est parfois agressif. Il est assisté par Mademoiselle Bichon, dans l’enclos, qui les étudie de près pour voir leur capacité de réadaptation. Ils ont perdu l’usage de la parole et semblent ne pas comprendre tout ce que les surveillants leur disent. Ils errent dans l’enclos, jouent parfois avec les détritus, se chamaillent. Des signes encourageants sont toutefois relevés, comme lorsque l’une des réfugiés tente de prendre contact avec une personne qui la regarde de l’extérieur de l’enclos. Elle lui donne des bouteilles en plastique vides, peut-être en signe d’amitié ? « Mademoiselle Bichon, notez ce fait intéressant », demande Dédé.
Les réfugiés étaient en fait des acteurs, très sensibilisés aux thématiques environnementales. Ils ont offert tout le week-end cette saynète de science-fiction pour le plaisir des visiteurs, plutôt amusés. Une animation inspirée destinée à faire réfléchir de manière ludique sur ce qui pourrait bien nous arriver avec le réchauffement climatique.
Alexandre Wibart


mercredi 17 juin 2009

A voir absolument

Centre culturel Tjibaou
Rencontres de la Médiathèque
Histoires foncières, minières et politiques à Thio
Jeudi 18 juin 2009 à 18h15, case Eman
Conférence de Pierre-Yves Le Meur
Anthropologue, IRD Nouméa L’histoire de la Nouvelle-Calédonie porte l’empreinte de la mine et le développement du pays a partie liée avec celui du secteur minier. Cette histoire est aussi une histoire de colonisation de peuplement et de spoliations foncières qui a fait de la terre le pivot des relations politiques et des revendications culturelles et indépendantistes. Nulle part, peut-être, les histoires de terre, de mine et de peuplement ne se sont aussi intimement et violemment imbriquées qu’à Thio. Les événements des 130 dernières années y ont en permanence posé la question de la politique comme « conflit sur l’existence d’une scène commune, sur l’existence et la qualité de ceux qui y sont présents » (Rancière). Une approche ethnographique et historique permet de saisir les modalités de construction et de transformation des arènes locales en fonction des évolutions des enjeux miniers et fonciers. On peut ainsi mettre au jour les multiples collusions et collisions entre acteurs : partis politiques, autorités coutumières, syndicats, associations, entreprises, administrations, notables locaux, etc. Ces acteurs occupent souvent plusieurs positions et mobilisent différents référents et répertoires de justification d’origine locale et/ou extra-locale : autochtonie, développement économique, indépendance, contrôle des rentes, logique de compensation, environnement, etc. Les conflits, les négociations qui les accompagnent et les changements sociaux qu’ils génèrent constituent à cet égard une porte d’entrée privilégiée. Ce détour par la politique locale de la mine et de la terre permet de renouveler la réflexion sur ces thèmes à une échelle plus large, dans une double optique de développement durable et de construction nationale. Jeudi 18 juin 2009 à 18h15, case Eman
Entrée gratuite dans la limite des places disponibles - Informations : 41.45.45

lundi 8 juin 2009

Vale Inco dans le Pacifique, une histoire terrible

Les chefs du Vanuatu opposés à l’exploitation du calcaire

8 Juin 2009

Les chefs coutumiers de l’île de Pentecôte au Vanuatu s’opposent à l’exploitation minière du calcaire [vanuatuculture.org]
PHOTO

Les chefs coutumiers de l’île de Pentecôte au Vanuatu s’opposent à l’exploitation minière du calcaire [vanuatuculture.org]



Les grands chefs coutumiers de Pentecôte ont soumis une lettre au Premier ministre, Edward Natapei, pour exprimer leur opposition à un projet d’exploitation du calcaire sur l’île de Pentecôte par la compagnie minière de Vale Inco Nouvelle-Calédonie.

Notre correspondant, Hilaire Bule, précise que cette lettre fait suite à une réunion de la plus grande chefferie de l’île connue sous le nom de Tanmonok. Réunion suscitée par la décision du Premier ministre d’apporter son soutien au projet.

Les coutumiers de Pentecôte s’inquiètent de la pollution éventuelle de leur île par l’exploitation minière.
Les chefs réclament une étude d’impact environnemental par un organisme indépendant avant de décider de quoi que ce soit.
Notre correspondant précise que des propriétaires fonciers se sont regroupés au sein d’une société et qu’ils seraient en faveur de l’exploitation du calcaire.


jeudi 4 juin 2009

C'est quand même incroyable

Une fuite d'acide chez Vale Inco on connait...
Mais en voila une seconde à Sudbury !!!


Lundi midi, une fuite d'oléum, une substance décrite comme très corrosive, aux installations de Vale Inco à Copper Cliff avait provoqué l'émission d'un avis d'urgence de niveau 3. Lors d'un tel avis, la population doit demeurer à l'intérieur, fermer ses portes et fenêtres et éteindre les fournaises, l'air conditionné ou autres entrées d'air.

L'oléum s'est écoulé de l'usine d'acide sulfurique de la minière, mais la fuite a été contenue. L'avis d'urgence a été ramené au niveau un, ce qui signifie que les employés de la minière sont de retour à leurs postes.


mercredi 27 mai 2009

Faut il couper cet arbre pluri centenaire ?


Un kaori d'une taille rare et d'un age respectable est menacé par Vale Inco Nouvelle-Calédonie. Il se situe sur le haut de vallée de la Kwe ouest, zone destinée à accueillir les millions de mètres cubes de déchets boueux de l'usine. Alors Vale Inco, on est dans les mesures compensatoires.. Vous payez combien pour la mort de cet arbre ?
Ecoeurant. Allez, n'oubliez pas, c'est une espèce protégée par la loi en Province Sud. Sa coupe et interdite... Mais que font les autorités ?

Scrabble

CoDefSud joue au Scrabble
Saurez vous retrouver le mot de trop dans cette grille : Cliquez sur l'image pour l'agrandir

jeudi 21 mai 2009

Emploi local...

http://www.routard.com/forum_message/1736912/travailler_a_goro_nickel.htm

no comment...

lundi 18 mai 2009

Ailleurs


La Cour fédérale a émis une ordonnance hier à l'endroit du gouvernement Harper lui intimant de publier dans l'Inventaire national des rejets polluants (INRP) les types et les volumes de déchets produits par l'industrie minière depuis 2006.
Depuis 16 ans, Ottawa cache les rejets de ce secteur à l'origine de rejets toxiques importants. Le gouvernement fédéral a été poursuivi par trois groupes écologistes, Great Lakes United, Mining Watch Canada et EcoJustice, qui ont soutenu avec succès que le ministre fédéral de l'Environnement ne respectait pas la loi en soustrayant le secteur minier aux exigences de rapport de l'INRP. L'inventaire national est intégré aux deux ans à celui de toute l'Amérique du Nord en vertu des mécanismes prévus au traité subsidiaire sur l'environnement dans l'ALENA. Depuis 1998, les États-Unis publient le bilan de leurs rejets miniers. On y apprend qu'en 2005, 72 mines ont rejeté 500 millions de kilos de déchets miniers, ce qui correspond à 27 % de la pollution industrielle totale.

Bien sur c'est au Canada...
Lire l'article sur LeDevoir.com

mercredi 13 mai 2009

Vale Inco en interne !

C'est même pas nous qui le disons !!
Un ancien de Goro :
« ... il a postulé au poste de gestionnaire de site d’extraction de nickel dans la province sud de Nouvelle Calédonie, pour le compte de la société Goro Nickel, conglomérat néozélandais-australiencanadien : « Je me suis retrouvé dans un univers professionnel anglo-saxon qui fonctionne bien avec des règles de vie, tout à fait différentes. Les équipes de techniciens étaient là pour monter cette usine qui serait ensuite transmise à des équipes d’exploitation. Alors que j’étais habitué à une forme de solidarité dans la marine, j’ai débarqué dans un monde différent, où règnait une certaine forme de gaspillage. Les anglo-saxons ont ceci de différent, c’est qu’ils n’hésitent pas à abandonner ou jeter ce qui ne fonctionne pas tout de suite. Je me retrouvais aussi dans un milieu marqué par de nombreux conflits sociaux entre ceux qui voulaient exploiter les uns et les autres qui voulaient tout casser ! Ce poste n’était pas évident, mais il y avait beaucoup de challenges, car il fallait démobiliser les Philippins et aménager les logements, mais il n’y avait aucune concertation sur l’avenir de l’usine et les Canadiens avaient tendance à sous-estimer les Français. »

Ailleurs mais pas vraiment...


A Soalara, comment Sherritt I.C. prépare un désastre environnemental et social

Pendant la période Ravalomanana, la corruption a atteint des niveaux insoupconnés à Madagascar. Il semble que le pays va en payer les dividendes pendant des années, notamment en ce qui concerne l'activité minière. La société canadienne Sherritt International Corp. avec ses sous-traitants (Ambatovy Minerals SA - Dynatec Madagascar SA) et ses associés (Korean Ressources Corp. et Sumitomo Corp.) ont signé pendant cette période un gros contrat d'exploitation et de transformation industrielle du minerai de nickel d'Ambatovy près de Moramanga sur la côte Est. C'était une excellente nouvelle pour l'économie malgache... du moins en apparence. De médiocres études d'impact ont été payées à grand frais à des bureaux d'étude de complaisance. Faute d'un contrôle très rigoureux dont les institutions malgaches n'ont malheureusement pas les moyens, le résultat va être un désastre environnemental et social dont la Grande Ile aurait pu faire l'économie. Il faut savoir qu'un Etat comme Madagscar n'est qu'une broutille face aux budgets colossaux de ces multinationales. La propagande annonce à grand bruit la création de milliers d'emplois directs pour la population malgache alors que dans la réalité la plupart des emplois bien moins nombreux qu'annoncés vont déjà à des Indiens et à des Libanais en attendant les Philippins. Cela coûte bien moins cher que d'assurer la formation de personnel qualifié. Des articles de la presse malgache ont déjà épinglé le comportement très particulier de ces immigrés. Nous reviendrons prochainement sur ce dossier Ambatovy.

Les procédés industriels y sont les mêmes que ceux utilisés en Nouvelle-Calédonie par Vale Inco (des Canadiens rachetés par une multinationale brésilienne) : extrêmement dangereux pour l'environnement. A la différence des Australiens qui ont l'habitude de détruire leur environnement national, les miniers canadiens respectent "à peu près" l'environnement quand il s'agit de leur pays, mais sortis de chez eux, ils agissent comme d'effroyables destructeurs rivalisant avec Rio Tinto, la société au plus lourd passif mondial dans le domaine minier. Le procédé industriel fondé sur la lixiviation à l'acide nécessite de considérables tonnages quotidiens de carbonate de calcium. Il a donc été décidé de prélever ceux-ci à Soalara au sud de l'embouchure de l'Onilahy sur le plateau Mahafaly, dans le secteur septentrional dit de Belamotse. Dans cette magnifique région de Madagascar, la dynamique touristique permettait d'entrevoir un avenir intéressant.

Lire la suite sur le site de Paesaggio

vendredi 8 mai 2009

Après le crapaud buffle Vale Inco va t'il nous ramener la grippe A ?

Extrait des news de Radio Canada...

Les mineurs du soleil

Par ailleurs, les employés de la minière Vale Inco qui sont revenus du Mexique après le 2 mai devront prendre quatre jours de congé avec salaire. La mesure vise les quelque 3500 employés de Sudbury, Toronto et Port Colborne du producteur de nickel.

Steve Ball, un porte-parole de l'entreprise, indique que la consigne a été donnée pour limiter les risques de propagation du virus A (H1N1).

La précaution a été adoptée parce que le Mexique est une destination vacances populaire parmi les employés de l'entreprise.

mercredi 6 mai 2009

Question


Finalement il y a une question à laquelle personne n'a jamais répondu ...
L'exploitation des latérites du Sud est elle compatible avec la nécessaire protection de l'extraordinaire Biodiversité locale ?
Peut-on, à un coup économiquement acceptable, concilier environnement, mines et développement durable. Force est de constater que c'est mal parti et que le Sud de la Nouvelle-Calédonie va continuer à être maltraité...

jeudi 30 avril 2009

La nature n’est pas un supermarché où tout est gratuit ! (FNE)


Rapport sur l’approche économique de la biodiversité : La nature n’est pas un supermarché où tout est gratuit ! (FNE)

Communiqué de presse FNE - Mardi 28 avril 2009

FNE, qui a activement participé à la rédaction de ce rapport, salue un virage intellectuel et culturel dans la représentation et la défense du vivant. Ce Mercredi à 18h, se tient une réunion à Paris, en présence de Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno, avec les auteurs de ce document sur « l’approche économique de la biodiversité ». Ce rapport a été dirigé par Bernard Chevassus-au-Louis, Inspecteur général de l’agriculture. Demain, lors de cette réunion, des personnalités et des économistes seront présents, comme Pavan Sukhdev, économiste indien, en charge d’un rapport pour la Convention des Nations unies sur la diversité biologique qui sera publié en 2010.

Donner une valeur au vivant : une des conditions d’une économie verte.

Dans son discours de clôture du Grenelle de l’environnement, le Président de la République s’était engagé « à ce que toutes les décisions publiques soient arbitrées dans le futur en intégrant leur coût pour la biodiversité ». Restait à définir ce que l’on entend par « coût pour la biodiversité » : c’est la mission qui a été confiée par le Premier ministre à Bernard Chevassus, dans le cadre du Centre d’analyse stratégique (CAS). Pour la théorie économique en vigueur, les ressources naturelles n’ont pas de valeur, parce qu’elles n’ont pas de prix au sens économique. Elles sont donc gaspillées alors qu’elles sont limitées. Il était donc temps de travailler à une approche économique de la biodiversité. Pour Sébastien Genest, Président de FNE, « Nous nous félicitons que le débat ait enfin lieu, même s’il faudra bien passer des discours aux actes. Pour nous, la nature ne doit plus être un supermarché où tout est gratuit, tout peut être pillé et gaspillé. Avec un tel système, ce sont nos enfants qui passeront à la caisse et la facture sera lourde. Il est donc urgent, non pas de donner un coup de pinceau vert sur une économie malade, mais de créer une économie vraiment verte, une bioéconomie ».

Encadrer les risques de dérive : pas de droit à détruire !

Le Groupe de travail s’est prioritairement attaché à définir les conditions d’élaboration de valeurs de références pour les services écologiques rendus par la biodiversité générale (ordinaire). FNE salue la prudence du rapport qui souligne que l’approche économique doit s’articuler avec les approches éthique et sociologique de la nature. Pour Arnaud Gossement, porte-parole de FNE : « La révolution verte suppose que l’on donne au vivant, non pas un prix comme pour un baril de lessive, mais une valeur à la fois juridique, éthique et économique. Bien entendu, FNE restera vigilante sur les risques de dérive. L’obligation de compenser des atteintes à la biodiversité ne doit ainsi jamais virer au droit à détruire. » Par ailleurs, certains avaient souhaité un marché par quota, à l'instar de ce qui a été mis en oeuvre pour le CO2. « Deux raisons s'y opposent formellement, détaille Gilles Benest, pilote de la mission fiscalité des espaces naturels. « D'une part, le CO2 est un élément unique tandis que la diversité biologique est un objet multiple par nature. D'autre part, le CO2 est une cause du changement climatique, tandis que la diversité biologique est une victime subissant de multiples pressions. » Il est ainsi clairement apparu que le marché ne peut constituer un outil capable d'enrayer l'érosion de la diversité biologique.

Et après ? Remettre la nature sur l’agenda international. FNE rappelle que plusieurs déclarations internationales engagent les Etats à enrayer l’effondrement de la biodiversité en 2010. Au rythme actuel, cette promesse sera vaine. Dans l’urgence, il faut utiliser tous les leviers disponibles : politiques, juridiques et économiques. Christophe Aubel, responsable du pôle nature de FNE, déclare : « Un espoir est né à Syracuse, lors de la réunion du G8 environnement, sur la route de Copenhague où doit être défini en décembre prochain le monde de l’après Kyoto. Cet espoir, c’est celui que soient reconnectées les luttes contre les chocs climatiques et biologiques. L’approche économique de la biodiversité peut y contribuer. La création d’une plate-forme intergouvernementale sur les Biodiversité et les Services écosystémiques (PIBES), sorte de GIEC de la biodiversité, aussi». FNE considère que la question du dérèglement climatique ne doit pas être déconnectée de celle de la protection de la nature. Traiter du symptôme sans parler de toutes les causes peut favoriser l’apparition de faux remèdes comme certains mécanismes de compensation volontaire du carbone, les agro carburants, le stockage industriel de CO² ou un étiquetage carbone qui ne renseignerait pas complètement le consommateur.

L’impératif d’engagement concrets

FNE souhaite que le rapport dirigé par Bernard Chevassus-au-Louis soit suivi d’un effort de recherche mais aussi d’engagements concrets.

De la part de l’Etat : inverser la charge de la preuve, intégrer le coût pour la biodiversité dans tous les choix publics, supprimer les aides et exonérations fiscales qui nuisent à la biodiversité, financer des politiques de recherche et de prévention des risques, imposer la réalisation de mesures compensatoires lorsque des destructions sont absolument inévitables, garantir la création d’une trame verte et bleue… Le rapport note ainsi que les « subventions pernicieuses qui portent atteinte à la biodiversité dans le monde estimées à 200 milliards de dollars/an, seraient jusqu’à dix fois supérieures au montant consacré aux dépenses pour la protection de la nature ». De même, le rapport indique que la perte des services écologiques pourrait représenter « jusqu’à 7% du PIB mondial en 2050, ou encore 13 938 millions d’euro par an ».

De la part des entreprises : intégrer le coût pour la biodiversité dans leur comptabilité et choix d’investissement, identifier des indicateurs de développement durable qui intègrent la biodiversité, réaliser des bilans biodiversité et carbone, concevoir leurs projets en fonction des corridors écologiques…

Quelle a été la contribution de FNE au rapport ?

FNE travaille depuis longtemps sur les enjeux et risques d’une économie de la biodiversité. Déjà, dans les années 90, France Nature Environnement s’intéressait aux questions de fiscalité foncière. Outre la participation à de nombreux colloques et conférences, FNE siège au onseil scientifique de la « CDC biodiversité » de la Caisse des dépôts et consignation qui réfléchit notamment aux systèmes de compensation. Lors du Grenelle de l’environnement, nous avons porté des propositions fortes et écoutées sur la contribution climat énergie, l’économie des déchets ou bien encore la consommation durable. Lors du vote de la loi de finances pour 2009, la fédération est de nouveau intervenue auprès des élus pour freiner les ardeurs des opposants à toute fiscalité verte. Enfin, il faut saluer le travail de notre association embre, la Ligue pour la protection des oiseaux, qui a mis la question du « préjudice écologique » au centre des débats du procès de l’Erika

mercredi 29 avril 2009

Humour encore

No comment

Humour

En 2007 c'était comme cela :























En 2009, ça a changé ???

mardi 28 avril 2009

Qui a dit ?

Qui a dit que la perfection n'est pas de ce monde ?

Leçon de chimie

Rien a voir avec notre sujet de prédilection, mais la chimie est parfois surprenante...

Le Grand n'importe quoi (commentaires d'un article LNC)

Suite à la publication dans Les Nouvelles d'une réunion ou Vale Inco s'explique sur l'accident d'acide sulfurique, CoDefSud tient a réagir...

Extraits:
« C’est un peu comme quand tu cuis le poisson dans le citron », plaisante Eric Gay.

Monsieur Eric Gay, on ne plaisante plus. C'est une catastrophe écologique majeure pour le Pays.
Votre humour est à vomir.










Voila ce que provoque l'acide sulfurique

"Excellent exemple, commente le patron de Vale Inco. Le citron a un Ph de 2,2 alors que celui de l’acide sulfurique déversé était au maximum de 1,8. »

Lamentable. Comment peut on prendre les gens pour des cons à ce point là.
Alors oui, le pH était au maximum de 1,8. Mais quelle était la valeur minimale, caractérisant l'acidité du milieu
Plus le pH est bas, plus c'est dangeureux

Les animaux sont morts par brulure chimique et physique.
Quelle était la température du rejet dans le creek ?
Eh oui l'acide sulfurique + eau, ça chauffe terriblement.
Aucune donnée ?
Lamentable
Quand à Monsieur Magnier, grand scientifique des autorités, vous êtes une honte pour toute la communauté scientifique.
Vous étiez présent, vous n'avez même pas jugé digne de commenter les propos de Vale Inco et d'informer les élus.

lundi 27 avril 2009

Une question


Bon bon bon, le BRGM nous a fait un bel inventaire des ressources minières de la Valédonie. (Oups Calédonie). On a fait des concessions sur tous les sols latéritiques du Sud. Mais personne n'a jamais répondu à la question suivante : Avec sa flore exceptionnelle, les réseaux hydrogéologiques complexes, sa pluviométrie énorme, peut on exploiter ces gisements et y entreposer ses déchets boueux en respectant les écoystèmes ?

Parce que Vale-Inco ou la SLN, le procédé engendrera le même type de risques ...

vendredi 24 avril 2009

Questions...


CoDefSud doit il mettre le doigt dans l'Oeil ?
Observatoire de l'Environnement du Grand Sud...
Suite à l'accident acide de Vale Inco, CoDefSud semble invité à rentrer dans cette structure ...
On pourrait peut être y entrer comme webmestre, le site n'a pas bougé depuis sa création.
L'Oeil est il fermé ?
Bon Pied, bon Oeil ?
HAHAHA

jeudi 23 avril 2009

La Davar à jour ?

En pleine épidémie de dengue, avec au moins un crapaud buffle dans le Sud, le site de la Davar nous rassure :


Pas d'alerte sanitaire !!!

Zy croyez pas ? cliquez ici

Action Biosphère, des devins ?


A propos du creek de la Baie Nord, voici ce qu'Action Biosphère avait écrit dans le cadre de l’enquête publique relative à l’exploitation par la société Goro Nickel, des utilités liées au fonctionnement de Prony Energie :

« Nous lisons (dans le dossier soumis au public) : L’impact des effluents de Prony Energie traités et rejetés dans le creek de la Baie Nord par le réseau de GN est au maximum jugé modéré ». A chacun d’apprécier ce que l’industriel entend par là, d’autant que les chiffres donnés sont très variables : le volume des rejets est-il de 50m3/heure ou de 258 m3/heure ? Leur température s’élève-t-elle à 30°ou 40°c ? Le ph est-il de 5,5 ou bien de 8,5 ? Si le flou entourant les chiffres ci-dessus peut faire douter du caractère scientifique de l’étude, les chiffres fournis sur le tableau de la page 29/30 ne laissent subsister aucun doute : on rejettera dans le creek : 62 kg/ jour d’hydrocarbures, 310 kg/jour de MES ( Matières en Suspension)…En période de sécheresse, le creek de la Baie Nord ne sera plus qu’un tout à l’égoût malsain. C’est d’autant plus regrettable que ce creek compte à ce jour : 29 espèces de poissons, dont 4 espèces endémiques et 2 espèces vulnérables ( Elétris melanosoma et Radigobius bikolamus) figurant sur la liste rouge de l’UICN. Il est prévu un suivi biologique mais nous n’avons pas trouvé trace d’un plan de gestion et de conservation garantissant la survie de ces espèces. Autant dire que si le projet se réalise, qu’elles sont d’ores et déjà condamnées, ce qui est contraire à l’engagement pris par la France de lutter contre l’extinction des espèces dans ses territoires d’outre-mer ».

mercredi 22 avril 2009

Question à M. P. Gomes


M. Martin vous a récemment pris à partie suite à la fuite d'acide de Goro Nickel. Navrant point de vue avec des arguments douteux semble t'il...

Alors la question est la suivante : Suite à l'entrée sur le territoire d'un crapaud buffle dans les environs de l'usine de Vale Inco, allez vous attaquer M. Martin qui aurait du empêcher cela ?
HAHAHAHAHAAHAHAHA
En effet, le SIVAP, service du Gouvernement, est en charge de ce secteur.
Les missions du SIVAP :

Le service d’inspection vétérinaire, alimentaire et phytosanitaire (SIVAP) est chargé notamment de la réalisation des missions suivantes portant sur la santé publique vétérinaire et la protection des végétaux :

  • missions d’analyse de risque et d’inspection zoo sanitaire : inspection sanitaire des animaux vivants sur les foires, marchés ou expositions ; mise en place des procédures de police sanitaire ; mise en quarantaine et suivi des animaux importés ; réalisation d’enquêtes épidémiologiques ; contrôle de l’identification des animaux ; contrôle des produits biologiques vétérinaires et de la pharmacie vétérinaire ; contrôle de l’exercice de la médecine vétérinaire ;
  • missions d’analyse de risque et d’inspection phytosanitaire : surveillance sanitaire des productions végétales, aux fins de repérage d’éventuelles introductions d’organismes nuisibles aux végétaux ; lutte contre ces derniers ainsi repérés et constituant des fléaux ; contrôle de l’homologation, de la distribution et de l’utilisation des produits phytosanitaires ; contribution à l’organisation des avertissements agricoles ;
  • missions d’inspection à l’importation : contrôle sanitaire et de salubrité des denrées alimentaires, contrôle sanitaire des végétaux, produits végétaux, animaux et produits animaux introduits en Nouvelle-Calédonie ;
  • missions de sécurité sanitaire des aliments : inspection vétérinaire ante mortem des animaux et post mortem des viandes et abats ; contrôle de l’hygiène et de la salubrité des denrées alimentaires ; participation à la réalisation d’enquêtes épidémiologiques ; mise en œuvre de plans de surveillance ; contribution à la répression des fraudes et des falsifications dans la vente des denrées alimentaires et des produits agricoles ;
  • missions de certifications vétérinaires et phytosanitaires à l’exportation des denrées alimentaires, des animaux, des produits animaux, des produits d’origine animale, des végétaux, des produits végétaux et des produits d’origine végétale.

Il peut également être chargé de préparer les projets de réglementation relatifs à la biosécurité et à la sécurité sanitaire des aliments, et les projets de protocoles sanitaires pour l’exportation et l’importation de denrées alimentaires, de végétaux, produits végétaux, animaux et produits animaux.

  • Les maladies animales et végétales génèrent des entraves à la libre circulation des animaux, des végétaux et de leurs produits entre les différentes régions du globe. Eviter leur introduction et leur développement (surveillance et contrôle) conserve à la Nouvelle-Calédonie toutes ses chances d’exporter des produits agricoles.

Ces actions de protection ont aussi une implication environnementale forte :

Des espèces animales ou végétales étrangères à la Nouvelle-Calédonie peuvent entrer en compétition avec des espèces locales, en faire disparaître certaines et bouleverser ainsi l’équilibre écologique. Eviter leur introduction sauvage (surveillance et contrôle) préserve notre patrimoine naturel pour les générations futures.