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Catastrophes écologiques du Sud de la Nouvelle-Calédonie, suivez l'actualité sur ce site...
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mercredi 25 novembre 2009

LES TRADITIONS KANAK SONT MENACÉES PAR LES GÉANTS MINIERS

Un article publié sur Bien PuBlic.com

NOUVELLE-CALÉDONIE

Le nickel a changé leur vie

Pour les Kanaks, il est souvent difficile de conjuguer mondialisation et maintien des traditions. Photo AFP

L'exploitation minière intensive est une vraie menace pour les tribus kanakes de Nouvelle-Calédonie, dont les habitudes ont été grandement bouleversées ces dernières années.

Population. Les Kanaks représentent environ 45 % de la population de Nouvelle-Calédonie.

Réserves. La Nouvelle-Calédonie détient près d'un quart des réserves mondiales connues de nickel.

« ç a va si vite. On est en train de basculer dans un autre monde. » Etienne Ouetcho est maire de Yaté, un village au sud de la Nouvelle-Calédonie, où se construit une gigantesque usine métallurgique de nickel, qui a plongé les tribus kanakes au cœur de la mondialisation. « Est-ce que dans vingt ans nos enfants nous diront qu'on a eu raison d'accepter ce projet ? Il faut l'espérer », poursuit ce Kanak barbu et charpenté. Début 2010, le Brésilien ValeInco, troisième groupe minier mondial, mettra en production dans l'archipel français une usine chimique de traitement de nickel, destinée à terme à produire 60 000 tonnes de métal. Cette gigantesque unité est implantée à l'extrême sud, dans une région immense et à proximité d'une poignée de tribus kanaks, totalisant à peine 2 500 habitants. Au rang des plus grands projets industriels au monde, l'usine de ValeInco a bouleversé le rythme de vie de ces populations.


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lundi 9 novembre 2009

La grogne monte dans ce monde globalisé

Vale Inco n'y échappe pas...

Grève à la plus importante mine de nickel au monde contre la deuxième plus importante transnationale minière mondiale

La solidarité mondiale s’organise contre Vale Inco

Pour introduire ce conflit à Vale Inco centré à Sudbury dans le nord-est de l’Ontario, laissons la parole, malgré quelques inexactitudes de détail, au journaliste des Nouvelles calédoniennes du 31 octobre 2009 dans la colonie française de Nouvelle Calédonie, île du Pacifique à l’est de l’Australie, où une petite délégation de grévistes, majoritairement franco-ontarienne, était allée rencontrer le syndicat de la centrale Force ouvrière de la mine de nickel de Vale Inco sur le point d’ouvrir au début 2010 malgré qu’elle menace un site naturel classé par l’UNESCO :
Par Marc Bonhomme
« Face à une économie mondialisée, le syndicalisme tente de s’internationaliser. 3 500 salariés de Vale Inco sont en grève au Canada. Leur syndicat United Steel Workers est parti en croisade sur tous les sites Vale Inco de la planète, pour y tisser des alliances. Étape en Calédonie avec les syndicats représentatifs du personnel de l’usine du Sud. […] Depuis trois mois et demi maintenant, 3 500 salariés de Vale Inco au Canada ont engagé un bras de fer avec la multinationale brésilienne qui a absorbé Inco, le géant de la mine du Canada, à l’origine du projet de Goro Nickel en Calédonie. […] Ils accusent le groupe Vale de profiter de la crise mondiale et de la baisse de ses bénéfices pour opérer des coupes sombres dans les salaires, dans les pensions de retraite et dans la couverture sociale des employés. Et ils organisent une tournée mondiale dans l’ensemble des sites de Vale Inco, au Brésil, en Indonésie, en Australie et en Nouvelle-Calédonie, pour créer une sorte d’alliance planétaire entre les différents syndicats représentatifs des salariés de la multinationale. »
[...]
« Vale craint davantage que la seule possibilité d’une victoire de la grève de nos frères et sœurs canadiens, une possibilité renforcée par notre action d’aujourd’hui. Elle craint aussi une croissante unité internationale en construction au sein des travailleurs de Vale et aussi dans les communautés à travers le monde où les profits de Vale ont causé des désastres environnementaux… »
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Au départ à Sudbury mais maintenant partout dans le monde

http://futurrouge.wordpress.com/2009/11/06/la-greve-des-mineurs-canadiens-de-vale-inco-prend-des-proportions-mondiales/


La grève des mineurs canadiens de Vale-Inco prend des proportions mondiales

(source : ICEM 02/11/09)

La grève des mineurs et métallurgistes de l’United Steelworkers (USW) à trois sites d’exploitation du nickel et du cuivre de Vale-Inco au Canada commence à avoir des répercussions à l’échelon mondial après une grande activité internationale en octobre et à en juger des actions prévues pour novembre et décembre.

La semaine prochaine, des grévistes des sections locales 6500, 6200 et 9508 de l’USW seront présents sur trois continents pour parler de leur action et exhorter des clients, des investisseurs et des travailleurs de Vale du monde entier à faire pression sur la firme brésilienne pour qu’elle accepte des conventions équitables dans les provinces canadiennes de l’Ontario et de Terre-Neuve-et-Labrador.

Si leur mission rencontre le même succès que celui qu’ont connus en Allemagne et en Suède à la mi octobre Aaron Beaudry et Curtis Saunders, des sections 6500 et 9508 respectivement, à l’occasion de l’arrivée d’une cargaison de cuivre de Vale, la direction pourrait bien revoir sa stratégie par laquelle elle voulait faire accepter à 3.500 travailleurs des conventions émaillées de concessions et revenir à la table des négociations dans l’intérêt de l’entreprise.

Trois mois et demi de grève, alors que l’USW commence à faire lourdement pression sur les clients et les investisseurs de Vale, ont laissé leur empreinte sur les chiffres du troisième trimestre que l’entreprise vient de publier la semaine dernière. Vale n’a vendu que pour 31 millions $ de produits dérivés du nickel de ses six sites dans le monde, contre 79 millions le trimestre précédent, pendant lequel les trois mines canadiennes de nickel avaient été à l’arrêt pour des raisons commerciales. Le bénéfice net de Vale pour le dernier trimestre a chuté de 65% et les recettes de 43%.

Le 29 octobre, lors d’une audioconférence avec des spécialistes de l’investissement, Vale a reconnu une perte de 500 millions $ due aux trois mois et demi de grève au Canada. Une des trois mines et fonderies canadiennes, à Sudbury, assure 5% de la production mondiale de produits nickelés.

Vale n’a certainement pas été servi sur les marchés par la traque de la cargaison de cuivre de Voiseys Bay, au Labrador, organisée par Aaron Beaudry et Curtis Saunders en Allemagne et en Suède le mois dernier (voir InBrief n°142). Après l’intervention décisive de notre affilié allemand IGBCE et de la Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF), les syndicats canadiens en grève ont reçu directement une réponse du Président du comité d’entreprise du client.

Chez le producteur d’aluminium Aurubis de Hambourg, dont les travailleurs sont représentés par l’IGBCE, Renate Hold, a écrit : “Nous avons été surpris d’apprendre qu’Aurubis AG avait accepté une livraison de Vale-Inco … afin de vous épauler, nous avons entamé des pourparlers avec notre direction et attiré son attention” sur le conflit au Canada.

En Suède, c’est en gros la même chose qui s’est passée. Partis d’Allemagne, Beaudry et Saunders étaient arrivés en Suède avant le reste de la cargaison de concentré de cuivre. À une fonderie de cuivre de Boliden AB près de Rönnskär, notre affilié IF Metall avait organisé une entrevue avec des représentants des travailleurs et de la direction du client de Vale. Le résultat fut semblable à ce qui s’était passé chez Aurubis.

Roland Antonsson, le Président de la section locale d’IF Metall Rönnskär et membre du comité d’entreprise de Boliden, a dit qu’il se servirait de sa position au sein de l’entreprise pour l’exhorter à revoir ses relations commerciales avec Vale. Erik Andersson, le Secrétaire international d’IF Metall, a ajouté dans un article sur la visite paru dans la presse que c’est maintenant à Boliden de “prendre position contre l’attitude de la firme brésilienne” au Canada. “Boliden a un code de conduite. Maintenant, ils ont les preuves.”

L’USW ayant maintenant une liste presque complète des clients de Vale dans le monde, les pressions vont s’accroître sur la direction canadienne pour qu’elle reprenne les négociations et renonce aux demandes de concessions qui réduiraient le salaire net des travailleurs, leurs pensions et menaceraient l’emploi en introduisant une externalisation souple. En plus, l’USW va faire campagne auprès des investisseurs en insistant sur l’aspect antisocial d’un investissement dans Vale.

Ces dernières semaines, d’autres grévistes sont allés en Australie où le Syndicat de la construction, la sylviculture, la mine et l’énergie (CFMWEU) les a accueillis à proximité des gisements de charbon de Vale de Nouvelle-Galles-du-Sud et du Queensland. L’équipe qui s’est rendue en Australie est aussi allée, la semaine dernière, en Nouvelle-Calédonie où Vale est en difficulté pour ce qui est du démarrage de la mine et de l’usine de transformation du nickel et du cobalt de Goro. Les dépassements de budget ont retardé le projet dont le coût est passé de 3,2 à 4,3 milliards $. Vale se débat pour respecter une nouvelle date de mise en service, début 2010, et doit régler des questions d’environnement sur ce territoire français.

Entre-temps, les autorités de Nouvelle-Calédonie ont refusé des visas d’entrée à des travailleurs migrants sur lesquels Vale comptait pour la mise en service.

Cette semaine, une équipe de grévistes, parmi lesquels des représentants de l’ICEM, rendront visite à la PT Indonesia Nickel Corp., dans la province de Sulawesi, où Vale détient 59% d’une mine et fonderie de nickel qui a aussi connu récemment des difficultés de production. De là, les représentants de l’USW rendront visite à des sites et des clients en Corée.

Du 11 au 18 novembre, une autre équipe de grévistes retournera au Brésil où ils se rendront dans plusieurs villes, dont Brasilia, pour rencontrer des représentants de ministères et leur parler de la grève et ils s’entretiendront aussi avec des fonctionnaires de l’ambassade du Canada. Ils rencontreront aussi des groupes de la société civile et des dirigeants syndicaux de la métallurgie, eux-mêmes en conflit avec Vale pour cause de licenciements organisés pendant la crise financière.

L’USW prépare aussi une activité pour le début décembre à New York. Le 21 octobre, Vale a annulé son “Vale Day” à la bourse de New York parce que des grévistes canadiens étaient descendus sur Wall Street pour une manifestation animée. Deux jours plus tard, une activité similaire a été annulée à Londres lorsque le syndicat britannique Unite s’est joint aux grévistes canadiens pour une action de protestation.

“Nous sommes stimulés par la pression qui monte de partout”, a déclaré le Secrétaire général de l’ICEM, Manfred Warda, “et nous espérons que Vale et son P-DG, Roger Agnelli, s’en rendent compte. Plus le mouvement se renforce et ses effets se font sentir, ce sera à la direction de reprendre la négociation d’une convention collective équitable avec ces courageux travailleurs.”

Pour plus d’informations sur toutes ces activités ainsi que sur les efforts de Vale-Inco pour relancer la production au Canada avec du personnel de remplacement, consultez le site Internet de la grève: http://www.fairdealnow.ca

lundi 2 novembre 2009

Sudbury, Vale Inco en force


Face à la grève dure qui oppose le syndicat des Métallos et Vale-Inco, l'industriel trouve des solutions peu orthodoxes : Mettre des employés de bureau à la mine :

Vale Inco pourra continuer de recourir à des employés de bureau à Sudbury

TORONTO — La Commission des relations de travail de l'Ontario affirme qu'elle n'ordonnera pas à Vale Inco de cesser de recourir à des employés de bureau n'étant pas en grève pour remplacer ses travailleurs d'usine et miniers qui font du piquetage à Sudbury, en Ontario.

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jeudi 29 octobre 2009

Avis de recherche, incroyable mais vrai

IMPORTANT

Perdu sur la route entre le Casino Mont Dore et Port Boisé, un filet jaune contenant des outils et un capteur électronique.

Cette boite contient des données sur la température de l’eau de mer au large de Yaté pour les six derniers mois. Elles sont indispensables pour le suivi scientifique. Si vous avez retrouvé cette boite, contactez le :26 07 33 ou le 78 07 98
Merci

vendredi 23 octobre 2009

Alire sur le site de L'usine Nouvelle

Maudit nickel

Le 22 octobre 2009 par Daniel Krajka


Vale

L’ouverture du complexe nickélifère de Goro est reportée à 2010, son coût total encore augmenté.

Plus tard, plus cher, le projet Goro Nickel poursuit sa longue litanie d’incidents et d’accidents ; le métal du diable serait-il maudit ? Le 1 er avril dernier, plusieurs milliers de litres d'acide sulfurique se sont répandus dans une rivière proche du site, suite à la rupture d'un joint lors d'essais préliminaires. Une révision totale de l’usine utilisant le toujours très délicat procédé de lixiviation acide a été entreprise avec le constructeur, a tenté de rassurer Peter Poppinga le nouveau directeur de Vale Inco Nouvelle-Calédonie. Ces opérations vont rajouter 40 millions de dollars à la facture totale du complexe, qui, selon Poppinga, devrait toutefois « rester en dessous de 4 milliards de dollars ». Depuis, un dysfonctionnement dans le système de chauffe d'un four à autoclave s'est produit lors d’un exercice de montée en température et en pression début octobre. « Ce sont des choses qui arrivent lors du commissioning (essais techniques), c’est tout à fait normal », a commenté Peter Poppinga.

Initialement programmée pour le 31 octobre 2008, le démarrage des opérations avait été d’abord repoussé en décembre, puis en janvier ou février 2009. Des délais qui tombaient à pic dans un secteur où l’offre était largement supérieure à la demande. Une situation qui n’a pas échappé à Inco Vale. « Nous ne savons pas si la demande est réelle, ou s’il s’agit des effets d’un phénomène de restockage ou de spéculation », commentait la semaine dernière Peter Poppinga devant les médias. L’objectif de production du complexe néo-calédonien est de 20 000 tonnes de nickel en 2010. La capacité de traitement de l’installation est de 60 000 tonnes de nickel et de 5 000 tonnes de cobalt.

Des coûts d’investissement qui n’en finissent plus de s’envoler

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mardi 20 octobre 2009

Après la dette coloniale, la dette écologique ?

Après la dette coloniale, la dette écologique ?

C’est une dette que la plupart d’entre nous ignorons et pourtant de plus en plus de voix s’élèvent pour en demander le remboursement : la dette écologique. Les débiteurs ? Les pays industrialisés. Les créditeurs ? Les Etats en voie de développement. De quoi s’agit-il ? De réparer le
pillage des ressources naturelles, les dommages causés à l’environnement, les abandons de déchets qu’ont entraîné au fil des décennies l’essor économique des pays du Nord au détriment du Sud. Et de compenser les rejets de gaz à effet de serre émis depuis la révolution industrielle, responsables aujourd’hui de la crise
climatique.

A combien s’élève cette dette ? Faut-il la rembourser argent comptant ? Bientôt l’avènement d’une justice climatique ? Quel impact sur le sommet du climat de Copenhague ?

Pour en débattre, Mediapart organise une rencontre-discussion avec Arnaud Gossement, avocat spécialisé en droit de l'environnement, Catherine Larrère, philosophe, et Olivier Ragueneau, océanographe.

RDV jeudi 22 octobre à 19h à l’université Paris Diderot-Paris 7, halle aux farines, amphithéâtre 4C (1er étage). Entrée piéton : 10 - 16 rue Françoise Dolto et 9 - 15 esplanade Pierre Vidal-Naquet.

Issu du site d'Arnaud Gossement

lundi 19 octobre 2009

Premier recours collectif contre Vale Inco



Welland, Ontario, Canada. Le 13 octobre 2009, s’est ouvert le recours collectif en justice (class action), intenté par un groupe de résidents de la ville de Port Colborne contre Vale Inco Ltd et réclamant à l’industriel 400 millions de dollars canadiens en dédommagement. Premier recours collectif contre un industriel, il a été introduit en 2001, a été admis en « class action » par la Cour d’Appel de l’Ontario, cassant deux décisions de Cours inférieures rendues en 2005. La Cour Suprême du Canada, elle, avait déclaré l’appel de Inco irrecevable.De 1918 à 1984, Inco Ltd a exploité une raffinerie de nickel à Port Colborne, une petite ville située sur le bord du lac Erie, à quelque 145 kms de Toronto.Le recours fait suite à un rapport du ministère de l’environnement de la province de l’Ontario publié en septembre 2000 et affirmant que la raffinerie a rejeté dans l’air des tonnes d’oxyde de nickel, contaminant les terres situées sous le vent de l’usine. La contamination représente un danger pour la santé de certains habitants de Port Colborne et une menace certaine pour l’environnement. Les résidents du quartier le plus touché où vivent environ 1.000 personnes, ont déclaré que le prix de leurs maisons a chuté d’environ 45% après la publication du rapport.L’industriel affirme le contraire. Le taux de nickel contenu dans le sol des propriétés a toujours été connu des résidents. La compagnie a toujours respecté les normes environnementales provinciales. Le prix de l’immobilier n’a jamais chuté. Au cours du procès, Vale Inco utilise toutes les astuces de la procédure judiciaire, allant jusqu’à exiger, comme la justice canadienne le permet, que les nombreux témoins ne soient pas autorisés dans la salle du procès avant d’avoir témoigné. Néanmoins, les avocats de l’industriel n’ont pas voulu faire de commentaire à l’issue de la première semaine d’un procès qui doit durer six à huit semaines.L’avocat des plaignants, Eric Gillespie, a déclaré qu’il s’agissait du plus grand recours collectif sur l’environnement et que son ouverture se fait après de longues années d’attente pour toutes les victimes.La Cour doit entendre un grand nombre de personnes appelées à témoigner dont les résidents, les agents immobiliers, les experts en évaluation des dommages, ainsi qu’un géographe économiste.L’un des avocats des plaignants a déclaré à la Cour qu’il s’agit d’un cas où une entité créée pour faire des profits, a dans un but commercial, contaminé les propriétés de ses voisins, et en droit états-unien et en droit britannique «les pollueurs payent pour les dommages engendrés par les contaminations dont ils sont responsables »
Sources :Class action suit against Vale IncoDiana Wiggins, Port-ColborneJoe Schneider, BloombergAllan Benner, Welland Tribune

Source en anglais : http://www.wellandtribune.ca/ArticleDisplay.aspx?e=2127726

jeudi 15 octobre 2009

Nouvelle pollution de la rivière Kwé

Encore un accident chez Vale Inco Nouvelle-Calédonie. Et c'est à nouveau la rivière Kwé, déjà très dégradée par la fuite d'acide du mois d'avril.
Cette fois c'est une pollution due à un bassin de décantation. L'impact visuel est fort, nous essaierons de vous tenir au courant
Cela ne s'arrêtera donc jamais ?

L'Ile des Pins vous invite...

COMITÉ POUR LA SAUVEGARDE ET LA PROTECTION DU PATRIMOINE DE L’ILE DES PINS.

COMMUNIQUE

Suite aux différents incidents environnementaux occasionnés par l’industriel Goro Nickel sur la faune et la flore du Grand Sud et au silence de Rhéébu Nuu,

Le comité provisoire pour la Sauvegarde et la Protection du Patrimoine naturel de l’Ile des Pins, invite :

- les hôteliers ou représentants

- les transporteurs

- les pêcheurs

- toutes personnes vivant directement ou indirectement de l’activité touristique

- Associations caritatives (collectif de défense des intérêts des entrepreneurs de l’Ile, Femme de kounié etc….)

- la population de l’Ile (jeunes, enfants, femmes, parents….)

à une réunion générale d’information ce samedi 17 octobre 2009 à 18 h 00 chez Pothin KOTEUREU sur :

- les problématiques de pollution de la mer du Grand Sud (Havanna, la sarcelle, l’ile des pins…) liées au déversement de l’effluent dans le canal de la HAVANNA

- l’officialisation de la structure associative loi 1901 : nomination des représentants pour le bureau.

- Questions diverses….

L’objectif de la création d’une telle structure :

- être autonome et porter des positions fortes contre le déversement de l’effluent

- ne plus dépendre du comité Rhébu Nuu et revoir le pacte sur le Grand Tuyau.

- Ne plus avoir d’intermédiaires pour parler au nom de l’Ile des Pins.

- Défendre et protéger le Grand Sud (le lagon, les plages…) pour laisser à nos générations futures une île propre et Belle.

- Engagement ferme et irrévocable contre le déversement de l’effluent.

Nous n’aurons plus rien demain si nous ne bougeons pas pour protéger notre belle île, c’est maintenant ou jamais !!!! Mobilisons-nous pour nos enfants, petits enfants….Nous ne vivons que du TOURISME et rien d’autres….

Cordiale invitation à tous.

mardi 13 octobre 2009

Risques majeurs du projet Goro Nickel

Vale Inco Nouvelle-Calédonie a bien étudié les risques technologiques majeurs de l'usine de Goro. Tout ceci figure dans son dossier de demande d'autorisation :

Une étude détaillée de scénarios d'accidents majeurs a été réalisée. Elle permet d’évaluer, pour chaque scénario, les zones d’impacts (effets létaux ou irréversibles) en considérant des seuils de toxicité, thermiques ou de surpression qui sont également codifiés.

Ceux engendrant les effets les plus importants (sans prendre en compte les moyens de limitation mis en place) sont les scénarios de dispersion de produits toxiques, mais également les incendies et explosions de produits inflammables:

Le scénario de feu généralisé sur le stockage de soufre solide. Les premiers effets significatifs atteignent 5 000 m,

Le scénario de rupture du tube plongeur de l'autoclave de lixiviation engendrant la dispersion d'un nuage d'acide sulfurique. Les premiers effets significatifs atteignent 1 800 m,

Le scénario de feu de soufre liquide dans l'usine d'acide sulfurique. Les premiers effets significatifs atteignent 1 600 m,

Le scénario de rupture catastrophique d'un réservoir de stockage de dioxyde de soufre dans l'usine d'acide sulfurique. Les premiers effets significatifs atteignent 1 418 m,

Le scénario de rupture catastrophique d'un réservoir de stockage d'acide chlorhydrique. Les premiers effets significatifs atteignent 965 m.

Les zones enveloppes correspondantes amènent à limiter ou contrôler un certain nombre d'activités:

· Zones Z1, correspondant aux effets létaux (SEL) dans lesquelles ne doit pas se trouver d'établissement recevant du public

· Zones Z2, correspondant aux effets irréversibles (SEI) dans lesquelles l'urbanisation est réglementée

· Zones PPI, correspondant aux zones d'effets potentiels létaux ou irréversibles importants, mais d'occurrence progressive, qui permettent de prendre des mesures de protection de la population

Les courbes enveloppe correspondantes représentées sur les plans suivants sont issus des scénarios suivants :

Zone

Distance retenue

Scénario majorant

Zone Z1

1800 m

Rupture d’un réservoir de SO2 – effets toxiques

Unité d’acide sulfurique

Zone Z2

6885 m

Rupture d’un tube plongeur – effets toxiques

Unité Lixiviation

Zone PPI

10000m

Feu de soufre – effets toxiques

Stockage du soufre

Les deux plans suivants représentent les enveloppes des zones Z1 et Z2 pour le premier plan et la zone PPI pour le deuxième.

Et voici les cartes des zones potentiellement impactées :
En cas de rupture d'un réservoir de SO2 ou rupture d'un tube plongeur d'autoclave


























En cas de feu de soufre

























Pour les voir en grand, c'est ici
On remarquera que dans ces scénarios catastrophiques, sont touchés les zones de Prony, Port Boisé, les réserves de la Forêt Nord, du pic du grand Kaori, la Plaine des Lacs, le Nord Est de l'Ile Ouen...
Mais aussi : le centre des pompiers de l'industriel (on se demande d'ailleurs comment ils pourraient intervenir, étant directement dans une zone sinistrée), la base vie, etc...
Souhaitons bien sur que ce type de catastrophe n'arrive jamais; et souhaitons aussi que les personnes qui habitent dans les environs aient été formées, averties, et qu'on a mis à leur disposition des moyens adéquats de protection...
De plus il semble que les 10 000 m retenus dans le cas d'un feu de soufre corresponde à la limite du modèle de calcul utilisé.





vendredi 9 octobre 2009

Vale Inco au Canada, à Sudbury

Là bas aussi c'est le bazar :

L'USW et les mineurs de nickel en colère : Vale-Inco relance Sudbury Le géant minier Vale-Inco a repris la production au concentrateur Clarabelle de Sudbury, dans l'Ontario, le 1er octobre. C'est la première fois en 60 ans d'existence d'Inco que la production est relancée pendant une grève ou un lock-out.

La direction du groupe veut maintenant remettre en activité une fonderie ainsi que les mines de Garson Ramp et Coleman en faisant appel à 1.200 travailleurs de remplacement.

Le redémarrage de la production, la semaine dernière, s'est fait sans incident. Des adhérents de la section 2020 de l'United Steelworkers (USW), représentant du personnel administratif et technique couvert par une autre convention collective ne faisant pas l'objet de la grève, ont été appelés pour reprendre les fonctions des grévistes à Clarabelle. Cela a amené le syndicat à déposer plainte en accusant la direction d'envoyer du personnel de bureau non qualifié sous la terre. Un tel comportement viole non seulement le code du travail de la province d'Ontario, il est aussi considéré comme extrêmement dangereux et risqué.
Wayne Fraser Le directeur du District 6 de l'USW, Wayne Fraser, a déclaré que le syndicat est très préoccupé par la sécurité de ses adhérents, parce qu'ils sont affectés à des fonctions pour lesquelles ils n'ont pas l'expérience suffisante ou qu'ils croient qu'ils pourront effectuer. "Ils n'exposent pas seulement leur santé, mais aussi celle des gens autour d'eux", a-t-il ajouté.

Les grévistes, au nombre de 3.500 dans le nord de l'Ontario et à Port Colborne, dans l'Ontario, ainsi qu'à Voiseys Bay, au Labrador, étaient furieux du redémarrage décidé par la direction, la semaine dernière. Un autre incident survenu à Sudbury et qui a provoqué leur colère fut le licenciement de trois salariés pour prétendue mauvaise conduite dans un piquet de grève.




Le président de la section locale 6500 de l'USW, John Fera, à Sudbury, s'est dit furieux de ces licenciements dans un article paru dans la presse locale sous le titre "Bienvenue au nouveau Vale". Il les décrit comme des tentatives d'intimidation pour installer un climat de crainte au moment de relancer l'exploitation. Les travailleurs licenciés sont sous la protection du syndicat, ils continueront à percevoir leurs indemnités de grève et leurs cas seront évoqués à la table des négociations lorsque Vale-Inco décidera d'y revenir.

John Fera a rappelé le Premier ministre canadien Stephen Harper à ses devoirs pour s'être abstenu de toute déclaration publique à propos de l'atteinte de la firme brésilienne au niveau de vie de Canadiens. "Je n'ai pas entendu un mot de notre Premier ministre, je n'ai pas entendu un mot de notre ministre de l'Industrie et je n'ai pas entendu un mot du gouvernement de la province", a-t-il déclaré au quotidien Sudbury Star.


Les mineurs et les travailleurs de la fonderie de Sudbury et de Port Colborne ont arrêté le travail le 13 juillet pour protéger leurs pensions, leurs primes de production et une foule d'autres conditions de travail, et aussi pour que l'entreprise ne puisse pas sous-contracter comme elle le veut. La négociation collective avait débuté le 7 avril, mais elle n'avait pas abouti à une nouvelle convention pour la section 6500 de Sudbury et la section 6200 de Port Colborne à la date d'échéance, fin mai.

Vale-Inco refusa ensuite de revenir sur ses demandes de concessions pendant un allongement de délai de six semaines s'achevant au 12 juillet. Le 1er août, 450 mineurs et travailleurs de fonderie, membres de la section 9508 de Voiseys Bay, dans l'est du Canada, couverts par une autre convention collective, se mettaient en grève à cause de demandes de concessions similaires de la part de la direction.

Ces grèves ont pris une dimension internationale et sont devenues le symbole de la volonté des syndicats d'empêcher une firme rentable de profiter d'une récession mondiale pour abaisser les salaires et les conditions de vie des travailleurs et de leurs familles.

jeudi 8 octobre 2009

Offre d'emploi

Allez, ça continue le turn-over chez Goro Nickel :

RESPONSABLE RH SUR GORO (H/F)

Votre Mission : Vous assurez la gestion administrative du personnel, vous gérez les recrutements, les carrières. Vous conseillez et assistez les responsables hiérarchiques des services dans l’application de la gestion du personnel.
Votre Profil : Titulaire d’un Bac +2 en Droit, Economie ou Sciences humaines, vous avez un bon niveau d’anglais lu, écrit et parlé et une bonne maitrise du logiciel SAGE.
Vos Atouts : Vous disposez d’une bonne résistance au stress et à un rythme de travail soutenu. On peut compter sur votre Capacité d’écoute, de discrétion et d’organisation. Doté d’un bon relationnel, vous optimisez le travail en équipe.

Poste basé sur le site de Goro Nickel
Référence : RTRRH/SITE

(trouvé sur manpower)

mardi 6 octobre 2009

Alunorte, le cousin brésilien


Il y a quelques temps, la presse locale avait été invitée au Brésil pour voir une usine du même type que celle de Vale Inco Nouvelle-Calédonie. Nous en avions parlé ici et

Eh bien figurez vous qu'au mois d'avril 2009 un accident concernant la zone de stockage des déchets s'est produit suite à de fortes pluies.

Voici la traduction d'un article concernant cette affaire :
"Mise en examen de Alunorte, du groupe Vale pour crime environnemental, sur le Murucupi.
Le 27 avril 2009, des boues rouges ont débordé d’un réservoir de l’entreprise, causant de graves dégâts au Murucupi, un des bras du fleuve Pará. L’entreprise devra payer une amende qui sera fixée à l’issue du procès par le juge en charge de l’affaire. Il faudra aussi déterminer, à la fin de l’enquête de police, quels seront les responsables du projet du réservoir d’où a débordé cette substance, qui seront mis en examen. En cas de faute avérée, les prévenus encourent des peines de un à cinq ans de prison.
D’après l’enquête, la boue rouge en question contenait de l’arsenic, du fer, de l’aluminium, du titane, du chrome, du plomb et du mercure. Cette boue est le résidu de l’enrichissement de bauxite. Une des hypothèses du débordement est une forte pluie, qui est tombée pendant deux heures le 27 avril. D’après le Commissaire, l’accident a contaminé l’écosystème de la rivière, et a causé la mort de poissons et de phytoplancton.
Du côté de l’entreprise :
dans une note au portail ORM, Alunorte a déclaré que ces opérations d’enrichissement de bauxite sont rigoureusement autorisées et légales. L’entreprise a ajouté qu’elle prend des mesures de précaution qui vont au-delà des préconisations : « par exemple, le dépôt de rejets solides (DRS) qui stocke les résidus de bauxite est quatre fois plus grand que ne l’exige la norme NBR 10157. »
L’entreprise rappelle qu’elle avait informé, dès le 29 avril, qu’était survenu un orage d’une intensité jamais enregistrée auparavant dans la région de Barcarena, et que c’était l’unique cause du débordement momentané d’un des canaux de drainage. A aucun moment, il n’y a eu rupture du barrage, et c’est l’eau de pluie qui a fini par charrier des résidus de bauxite vers le Murucupi, mais sans causer de dommages.
« Il faut souligner que le rapport de l’Institut Evandro Chagas a confirmé les déclarations de Alunorte, selon lesquelles la modification du pH de la rivière Murucupi n’a pas dépassé les limites établies par la Résolution 357/05 du Conama ( conseil national de l’environnement). De plus, le rapport n’a pas conclu que la mort des poissons retrouvés dans la rivière soit due au débordement du canal de drainage d’Alunorte, pas plus qu’à une contamination par de la soude caustique, ni que le débordement momentané du canal de drainage ait eu un impact sur la santé des riverains. »
D’après Alunorte, la boue rouge est un résidu de l’enrichissement de la bauxite, mais ne fait pas partie du procédé d’enrichissement de ce minerai, comme l’a indiqué la Police. De plus, d’après l’entreprise, elle ne contient pas d’arsenic."

En conclusion nous sommes de plus en plus inquiets sur les capacités de l'industriel à gérer le stockage des déchets boueux en cas de fortes pluies ou en période cyclonique.
Photo Rio Mucuri

vendredi 2 octobre 2009

Reportage vidéo sur l'usine du Sud


Dans le JT de TF1. Pour consulter la vidéo sur l'usine de Vale Inco et la pollution, c'est ici


jeudi 1 octobre 2009

La biodiversité de Nouvelle-Calédonie menacée


A lire dans Pour la Science du mois d'octobre 2009

L'extinction des espèces vivantes résulte le plus souvent d'une série d'agressions dont les effets se conjuguent. Sur la Grande-Terre de Nouvelle-Calédonie, d'une biodiversité exceptionnelle, saura-t-on enrayer le processus déjà amorcé ?
Michel Pascal et Bertrand Richer de Forges
En 1988, pour rationaliser la politique de protection de la nature, l'écologue britannique Norman Myers introduisit le concept de « point chaud » de la diversité biologique. Son propos était d'identifier les régions du monde justifiant une attention particulière selon trois critères : leur richesse en espèces, une modeste superficie et l'importance des menaces qui planent sur leur biodiversité. Le nombre des régions concernées est limité : 18, d'après N. Myers, dont l'île principale de la Nouvelle-Calédonie, la Grande-Terre .

On peut s'étonner qu'une île de 16 300 kilomètres carrés, deux fois la superficie de la Corse, figure sur cette liste. Ce serait ignorer qu'il s'agit d'une île singulière à bien des égards. Cette singularité, elle la doit d'abord à son histoire géologique. Contrairement à la plupart des îles océaniques, telles Hawaii ou la Réunion, la Grande-Terre n'est pas d'origine volcanique. Fragment de la marge orientale du Gondwana – le supercontinent austral formé il y a 200 millions d'années –, elle s'est séparée de l'Australie à la fin du Crétacé, il y a 65 millions d'années, et n'a depuis jamais été en contact avec aucune terre émergée. Constituée de roches sédimentaires, métamorphiques (ayant subi de fortes pressions et températures) et volcaniques, elle a été totalement submergée par l'océan pendant le Paléocène, il y a quelque 60 millions d'années, puis chevauchée par la croûte océanique, la partie de la lithosphère formant le plancher des océans.

Pendant la dernière phase de plissements et de formation de montagnes, à la fin de l'Éocène, il y 35 millions d'années, la Grande-Terre a émergé, partiellement couverte de roches du plancher océanique (basaltes, péridotites, serpentinites), lesquelles étaient riches en divers...

le blog politique de Philippe Saintlos: Gare au nickel ! Menace sur l’un des plus beaux lagons du monde

le blog politique de Philippe Saintlos: Gare au nickel ! Menace sur l’un des plus beaux lagons du monde

lundi 28 septembre 2009

Pollution, solution

Sans commentaires






vendredi 18 septembre 2009

Fluorescéine

Un message un peu tardif, mais un retour sur un événement passé bien étrange...
C'est arrivé le 1er octobre 2008. En se levant vers 3h30 du matin, un habitant de Goro ouvre le robinet chez lui et l'eau est d'une couleur vert fluo. La rivière Tou qui coule au Nord de la tribu a la même couleur.... Les autorités sont alertées trouvent rapidement la raison. En fait Vale Inco faisait des tests à la fluorescéine sans avertir les habitants ou les pouvoirs publics. La fluorescéine n'est pas toxique mais tout de même. Dans cette histoire, ce qui est étrange c'est précisément que Vale n'ait pas averti les habitants du Sud. Pourquoi ? Hypothèse : Vale Inco ne pensait pas que la molécule colorée se retrouverait dans cette zone. Et le problème est bien là. Car si Vale Inco fait des tests pour savoir ou va l'eau, c'est pour savoir où la pollution est susceptible d'aller. Rien n'a filtré sur l'endroit ou le colorant a été versé. On sait juste qu'il a atteint rapidement le robinet des habitants de Goro. Etrange et inquitant, non ?


vendredi 11 septembre 2009

Ca barde chez Vale Inco Nouvelle-Calédonie


Le syndicat Force Ouvrière lance un sacré pavé dans la mare. Il a été reçu par le gouvernement et les institutions. Il a remis un rapport sur des dysfonctionnements internes.
Morceaux choisis...




Le syndicat Force ouvrière (FO) vient de rencontrer le gouvernement et la province Sud pour s'entretenir de dysfonctionnements graves au sein de l'usine de Vale Inco Nouvelle-Calédonie
Extraits de leurs argument :Nouméa, le 09 septembre 2009 Le Secrétaire Général

Objet : situation alarmante sur le site de l'usine de Vale-Inco à GORO

Copies : Monsieur le Président de la Province sud

Monsieur le Procureur de la République

Monsieur le Haut Commissaire de la République

Monsieur le Directeur du Travail et de l’Emploi

Monsieur le Président,

Nous avons été alertés par les agents de VALE-INCO sur les conditions d’organisation du travail dans lesquelles se trouvait placé le personnel travaillant sur site , et plus particulièrement les salariés de l’unité 350, qui est appelée aussi secteur des « Auxiliaires »

Selon les informations qui nous ont été transmises la situation semble suffisamment inquiétante pour que nous ayons jugé impératif de vous tenir informé dans les meilleurs délais

Nos préoccupations portent sur les effectifs, les rythmes de travail, les niveaux de qualification des différents intervenants, le management et les procédures. La conjugaison de l’ensemble des dysfonctionnement à ces différents niveaux, nous apparaît propice à la réapparition d’incident qui pourraient s’avérer plus graves encore que l’accident de la fuite d’acide qui s’est récemment produite

I. La pénurie des effectifs Le planning du secteur des utilités ci joint pour les mois d’août septembre et octobre 2009 nous indique l’effectif optimal pour faire tourner ce secteur

Il faut rappeler que le secteur des Auxiliaires regroupe un ensemble d’utilités telles que la production de vapeur, l’eau, l’électricité et l’acide. Le pilotage de cette unité demande doigté et méthode en raison des activités particulièrement dangereuses qui sont de sa responsabilité

Or par rapport à l’effectif indiqué par le planning, il manque huit personnes (…)

Cet état de fait génère une usure et une fatigue anormale du personnel résiduel, qui est contraint de faire tourner les installations comme il peut, avec de fréquents dépassements d’horaires de travail, et surtout avec l’impossibilité de pouvoir fonctionner en appliquant une sécurité optimale sur le site

Ceci oblige fréquemment certains agents à changer de secteur. Selon l’encadrement, ces employés ne disposent pas de la formation suffisante pour cette mutation

Ainsi M xx refusant d’accorder des permis de travail s’adressait le 10 août 2009 par courrier à sa hiérarchie « Je REFUSE d’émettre des permis de travail ,ailleurs qu’au secteur 350 (…) je n’ai jamais été appelé à travailler au secteur 310-320, ou au secteur 330 et maintenant on me demande d’aller signer des permis de travail dans ces secteurs, alors que je ne connais pas les équipements ou les particularités du procédé de ces 2 secteurs

Pour mon intégrité et ma sécurité personnelle, pour la sécurité des travailleurs et des demandeurs de permis , parce que mon professionnalisme m’interdit d’accepter de passer outre des mesures de sécurité élémentaire, je suis dans l’obligation de refuser votre demande d’aller émettre des permis dans d’autres secteurs du département Auxiliaires.(…) Je suis conscient qu’il y a un problème au secteur Auxiliaire, mais je refuse quand même de court-circuiter la sécurité sous prétexte de dépanner, le temps de former les gens

Si mon refus vous indispose, j’en suis désolé, mais je préfère être congédié, plutôt que d’avoir un accident grave sur la conscience, et me le reprocher le restant de ma vie . » Il résulte de ce courrier que pour pallier aux manques d’effectifs la direction est contrainte de basculer du personnel d’un secteur sur l’autre, et que ce personnel insuffisamment formé met en danger la sécurité des agents et des installations

(…)

Nous ne sommes pas loin de le penser, excepté le fait que dans le cas qui nous concerne, les effectifs présents et formés pour résoudre ce type d’incident n’étaient pas prévus, et que les enchaînements de ce type d’événement est parfaitement décrit dans tous les manuels de psychologie du travail, en tant qu'erreurs radicales et pourtant persistantes, qui sont à la source et produisent fréquemment de grandes catastrophes

De même un courriel de M LAMARRE, en date du 25 août 2009 adressé à l’encadrement explique la situation en ces termes : « Suite aux récents évènements d’un manque sporadique de nos effectifs, alors vous devez produire les procédures d’opération en Mode Dégradé » , avec un manque significatif de personnel (…) Le superviseur en poste est l’ultime responsable du bon déroulement et de la continuité des activités (dans la mesure du possible) il doit ajuster au moment de la situation les priorités réalisables (…) ces procédures devront au besoin être bonifiées Mais en date de ce jour il faut aller avec ce qu’on a. »

Dans un procédé aussi complexe et dangereux que celui mis en oeuvre à VINC, une telle place laissée à l’initiative personnelle, en lieu et place de protocoles strictement pré-établis relève de l’amateurisme ou de l'inconscience, et ne peut que nous inquiéter

II. Le déficit de formation

Monsieur zz, par courriel du 25 avril 2009, adressé à sa hiérarchie remet en question le niveau de formation de l’encadrement pour la gestion d’un procédé industriel particulièrement dangereux.

« (…) comment une grande enseigne comme Vale-Inco peut-elle démarrer une usine d’acide avec des ingénieurs inexpérimentés qui sortent de l’école ? Des ingénieurs qui sont incapables de faire une procédure ou mode opératoire, qui ne connaissent pas le procédé acide, comment une grande enseigne comme Vale-Inco fait des test de re-circulation d’acide (98%) sans procédure ou mode opératoire, et si procédure il y a c’est juste des brouillons faits par des opérateurs locaux qui n’ont pas l’expérience de l’usine acide (…) démarrer une usine d’acide avec des superviseurs des bureaux qui sont juste là pour faire le planning des rotations et qui ne connaissent pas leurs secteurs respectifs et qui ne savent pas que l’acide est stocké dans des cuves inox (…) Il n’y a pas de liaison entre les opérations la supervision (…) Un jour il y avait une soupape de sécurité de la chaudière 1 du 330 qui a craché (70 bars) alors qu’on avait redémarré la circulations d’acide , l’ingénieur croyant que c’était la pompe qui faisait du bruit à appuyé sur l’arrêt d’urgence des pompes acides, alors qu’il y avait de l’eau qui circulait à 3 bars pour éviter l’exothermie. Et l’arrêt des pompes acide peut faire à ce que l’eau rentre dans l’acide, et là il y aurait pu y avoir une catastrophe (…) »

Par un autre courriel M. zz témoigne une fois de plus des risques que le manque de formation fait courir aux salariés : « Je suis très étonné de l’organisation du travail au sein de l’usine Vale-Inco nouvelle Calédonie (…) en 11 ans d’expérience en industrie chimique dans des grandes boites (…) je n’ai jamais vu une cacophonie pareille

(..) on a re-circulé l’acide pendant deux mois sans solution neutralisante, moi et mes collègues Fifo français ayant l’expérience en industrie chimique on était étonnés de savoir que l’on va démarrer une unité acide à 98% s’il vous plait sans diphotérine. On a posé la question à notre hiérarchie, à part M aa personne ne connaissait la diphotérine (…)

Dans ce même courriel zz signale encore un superviseur incapable de savoir ou se trouve le stockage de l’acide, ignorait ce qu’étaient des tours de refroidissement et où se trouvaient les unités de filtration… Il décrit aussi l’arrivée d’un ingénieur brésilien, placé directement en situation sans connaître le processus, et sans formation préalable, ce qui n’a pas manqué de provoquer une série d’incidents que décrit l’auteur du courriel

Par ailleurs le turn-over très important au sein de l’usine puisque il est question de 20 à 25 départs de salariés par mois et nous avons abordé supra le manque de formation de certains agents placés sur des secteurs sensibles

Ces nombreux départ accentuent encore le risque puisque l’on réclame encore davantage de polyvalence aux employés restant

Il est demandé par la direction, que les salariés se forment à la polyvalence par auto-formation DEBWEB, mais selon l’avis des superviseurs cette formation n’est pas suffisamment performante

(…)

III. Des directives opératoires inquiétantes (…)

Plus inquiétante encore, cette directive opératoire N°INST : 09-915,qui indique que durant la pose d’un « liner » dans le bassin de premier flot 470-PND-005, ce bassin pourra tout de même être utilisé en cas d’urgence pour confiner une éventuelle pollution , malgré l’absence du dit « liner » pour assurer l'étanchéité du bassin, et donc au risque de disséminer la pollution dans les sous-sol

La directive opératoire N° INST : 09-005 conditionne le processus de déversement de liquides susceptibles d’être contaminés vers le bassin Nord. Or au moment de la rédaction de cette note, ce bassin est dépourvu de liner d’étanchéité

De plus la consigne demande à un opérateur d’aller contrôler le fonctionnement de la vanne qui doit être actionnée depuis la salle de contrôle, et surtout pas localement ce qui est cohérent. Malheureusement selon les informations données par les opérateurs, ce type de vanne est souvent bloqué, et c’est donc manuellement qu’il faut les actionner, en dépit de la règle sécuritaire préconisée. (…)

Cette situation est extrêmement risquée, d’autant que la note ne fait pas état de la durée de ce mode de fonctionnement, en lui fixant une limite, et que de fait ce sont des opérations de vérifications de sécurité qui sont éliminées des priorités, ainsi que la formation pourtant cruellement manquante. (…)

IV. Des incidents et accidents Monsieur XX, superviseur GNI Auxiliaires relate par courriel du 07 avril 2009 les incidents qui ont émaillé le traitement de l’accident de la fuite d’acide. Ainsi les pompiers mal préparés à ce sinistre ont arrosé la coulée d’acide sulfurique à 98% à la lance à incendie au risque de provoquer une réaction thermique, un dégagement vapeurs toxiques voire un incendie. Les pompiers eux même étaient mal équipés, tandis que plusieurs agents n’avaient pas été évacués de la zone et circulaient à proximité de flaques d’acide

La base vie située sous le vent n’a quant à elle pas été évacuée ainsi qu’elle l’aurait dû

Monsieur XX met exergue l’insuffisance de moyens pour protéger et évacuer l’usine

Le compte rendu d’enquête BMS 5324 , enquête sur un accident de travail dont ont été victimes deux salariés travaillant à la raffinerie, et placée pour aider au service environnement pour apporter une aide dans l’échantillonnage des sols souillés lors de la fuite d’acide

Or ces deux personnes qui n’avaient pas reçu la formation pour réaliser ce type d’opérations Ont été victimes de brûlures dont les conséquences auraient être beaucoup plus graves

(…)

V. Durée du travail sur site

Le personnel est contraint fréquemment de dépasser les horaires de travail réglementaires, bien au delà des limites prévues par le code du travail, et de celles des dérogations accordées à Vale Inco sur la durée du travail. Ces dépassement sont dus pour la plupart à la pénurie des effectifs, qui dès la moindre absence imprévue , contraint les agents en poste à demeurer sur place dans l’attente d’une éventuelle relève

Cette situation est parfaitement illustrée par le document joint, extrait du cahier de quart, où l’on constate que VV a dû effectuer 24 heures de travail d’affilée au mois de mars 2009, et 53 heures de travail en quatre jours

Outre le fait que ceci est illégal au regard du droit, cela crée une grave situation de danger en raison de la perte de vigilance due à la fatigue, pour des opérateurs ayant à gérer des systèmes complexes dans une situation déjà définie comme dégradée par la hiérarchie de VINC

(…)

VI. Des témoignages accablants Un extrait de rapport commenté, et intitulé AUGUST 1, 2009 SULPHUR FIRE INCIDENT relate la gestion d'un incendie qui s'est produit à l'usine de souffre, et de la gestion hasardeuse qui s'ensuivit. Les « learnings » ou enseignements tirés de cet accident, concluent à un manque de coordination , d'entraînement, confusion, ignorance de la signification des alarmes , on ne savait plus si des agents étaient portés manquants, on ne savait pas où étaient localisées les alarmes, certains n'avaient pas entendu les alertes et ne portaient pas leurs équipements individuels de secours, très peu connaissaient , comprenaient, ou encore avaient été formés aux procédures d 'évacuation

Mieux encore une partie du matériel de secours d'urgence étaient enfermé dans des conteneurs dont personne n'avait la clef

A la date de la rédaction du commentaire sur ce rapport, le rédacteur précise que : « La suite des évènements laisse à suggérer que la compagnie joue avec le feu

En effet le module de fusion filtration de souffre est encore en activité malgré les interdictions provinciales de faire fonctionner quoi que ce soit en rapport avec l'acide sulfurique. On constate que plusieurs incidents ayant nécessité l'intervention de la brigade d'intervention de Vale-Inco se sont déroulés ces dernières semaines. La majorité a nécessité l'évacuation de la zone le temps de maîtriser les incendies et les dégagements de vapeurs toxiques. (…) Les learnings ou ce qu'il faut retenir de tout ceci fait froid dans le dos. Mais ce n'est que la partie visible de l'incident

D'uns source directement impliquée, car ayant haute responsabilité dans la brigade d'intervention de l'usine, on sait que l'évacuation n'a pas été totale car l'alarme sonore d'évacuation avait été coupée et n'était plus opérationnelle

Malgré cela des essais sur le module de fusion filtration ont quand même eu lieu. » (…) Cette hémorragie de personnel est en partie responsable de certains dysfonctionnements que nous avons relatés précédemment

Nous citons : « La peur des employés voyant la hiérarchie complètement dépassée par la situation. (…) Quand les employés ne sont pas remplacés, on demande à ceux encore en poste de faire des efforts. Les efforts vont jusqu'à se retrouver sans opérateurs de nuit pour faire des rondes sur les 2 chaudières au fioul de la zone 350 qui sont en opération continue

Evidemment la supervision canadienne demande à ses employés de prendre leurs responsabilités. Le problème c'est que le superviseur a comme rôle principal de prendre ces responsabilités . » Enfin nous avons trouvé utile de joindre à ce dossier le courrier adressé à Monsieur le Président de la Province par M Dominique CHARRIER, ancien cadre expatrié de VINC, dont la période d'essai a été écourtée, en raison de ses prises de positions affirmées sur les manières de procéder de cet industriel En conclusion nous tenons à préciser que les sujets abordés dans ce documents n'ont en aucun cas un caractère exhaustif. Nous serions donc en mesure de citer bien d'autre incidents relatifs au fonctionnent de l'usine GORO

Chaque événement traité séparément pourrait être traité comme un épiphénomène inhérent du fonctionnement de tout système industriel complexe

Cependant, à notre sens la fréquence et la concomitance de tels incidents ou accidents, exige que le problème soit traité dans son ensemble, et on pas point par point

En effet il existe de telle imbrications entre ces incidents, qu'une réaction en chaîne liée à la conjugaison de plusieurs facteurs, aboutirait inéluctablement à une catastrophe inacceptable

C'est pourquoi notre syndicat , ayant eu connaissance de ces faits, a jugé de son devoir impératif de saisir les plus hautes autorités de la Nouvelle-Calédonie, sur un sujet qui impacte directement la sécurité des ouvriers de l’usine, de la population, l'environnement, ainsi que l'avenir économique du pays

C'est pourquoi nous demandons que des enquêtes approfondies soient menées sans complaisance sur les méthodes et pratiques d'un industriel dont les installations et le procédé sont à haut risque avant que ne survienne l'irréparable

lundi 17 août 2009

Adjé, artiste engagé

Merci Adjé pour ce moment fort et engagé !


mercredi 12 août 2009

Lecture


"Connaisez vous Nauru ? Cette île du Pacifique est la plus petite République du monde, apparemment semblable à des dizaines d’autres. Elle fut même, dans les années 1970-1980, l’un des pays le plus riches du monde.
Aujourd’hui, Nauru est un État en ruine, une île littéralement dévastée. C’est le récit de cet incroyable effondrement qu’a entrepris Luc Folliet. Car tout commence à Nauru avec le phosphate, ce « cadeau de Dieu », dont l’exploitation démarre au début du XXe siècle. Lorsque les Nauruans conquièrent leur indépendance, en 1968, des centaines de millions de dollars tombent dans le portefeuille du nouvel État et de ses habitants, qui adoptent un mode de vie occidental et dépensent sans compter.
Au début des années 1990, le phosphate s’épuise. Alors, l’île se vend à qui bon lui semble. Des centaines de banques off-shore choisissent de s’installer dans ce nouveau paradis fiscal. Mais rien n’y fait, Nauru devient l’un des États les plus pauvres au monde et loue sa terre à l’Australie voisine qui peut y « exporter » ses camps d’internement de réfugiés. On envisage même alors l’abandon de l’île et l’exil de ses habitants...
Désastre écologique, faillite économique, hyperconsumérisme, maladies chroniques : l’histoire de Nauru raconte aussi notre histoire. Elle montre comment le rêve de prospérité peut, en quelques années, virer au cauchemar"

Le malheur des uns...

Sudbury respire mieux

Depuis plusieurs semaines, Sudbury se classe régulièrement en tête des villes ontariennes qui jouissent de la meilleure qualité de l'air.
L'arrêt de production des minières Vale-Inco et Xstrata explique cette situation inusitée: 99 % de l'activité minière de la ville est actuellement à l'arrêt depuis plusieurs semaines et les cheminées ne crachent plus de fumée jaune.Selon des données préliminaires du ministère de l'Environnement de l'Ontario pour les mois de juin et juillet, la présence de soufre dans l'air a été divisée par 10 ou 20 comparativement à la même période en 2007 et 2008.
L'expert en qualité de l'air du groupe Air Pur Sudbury, Raymond Potvin, constate que le maximum de soufre mesuré en juin 2009 a été de 60 parties par million (ppm) à Sudbury.
En juillet, ce chiffre a chuté à 7 ppm. M. Potvin fait remarquer que ces chiffres sont nettement en deçà des critères établis par le ministère de l'Environnement, qui sont de 250 ppm.Si l'arrêt de production des géants miniers établis dans la région semble avoir des répercussions positives sur l'air de la ville, la situation est cependant tout autre en ce qui a trait à l'économie régionale, qui est frappée de plein fouet par ce ralentissement.

mercredi 8 juillet 2009

Ben ça alors !

M'enfin, c'est pas possible voyons !!! :

Radio Canada :
Vale Inco accusée de malhonnêteté

Rien ne va plus entre le syndicat des Métallos et la minière Vale Inco. Le syndicat affirme que l'entreprise est malhonnête envers la communauté et ses employés.

C'est la publication de la proposition finale de Vale Inco sur Internet qui provoque cette réaction viscérale. Sur son site consacré aux négociations avec ses employés ontariens, la minière brésilienne présente les changements proposés aux bonis et les détails de son offre de retraite anticipée à laquelle 350 travailleurs seraient admissibles.

Des omissions?

Mais le syndicat accuse Vale Inco d'avoir omis de publier sur son site les concessions qu'elle exige...
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mardi 7 juillet 2009

video

Thalassa du 30/01 : Nouvelle Calédonie, la guerre du Nickel - Ma-Tvideo France3
La guerre du Nickel durée : 22 mn

Un reportage de Clarisse Feletin et Thierry Trelluyer

Production : Bonne Compagnie



La Nouvelle-Calédonie concentre à elle seule un quart des réserves de nickel de la planète. C’est aujourd’hui le septième producteur mondial. Autant dire que le Caillou suscite bien des convoitises. A l’extrémité sud de l’île, Goro Nickel, un gigantesque projet, démarre en 2002. L’usine construite par le deuxième groupe minier mondial entrera en production courant 2009, et utilisera pour la première fois un procédé chimique pour isoler la roche extraite. Procédé plus rentable pour le groupe mais dont les rejets chargés de polluants représentent un risque écologique grave.

Une partie de ces déchets seront déversés dans un long tuyau d’une vingtaine de kilomètres qui reposera au fond du lagon calédonien. Ce tuyau a déclenché la colère des Kanaks et la « guerre du Nickel ». Depuis 2006, les tribus de la province sud ont mené un combat judiciaire, scientifique et diplomatique contre l’industriel à qui ils contestent le droit de polluer. Les travaux de pose du tuyau ont été bloqués pendant quelques temps, notamment par les pêcheurs de l’île Ouen qui font face à l’usine. Le film raconte la lutte du pot de terre contre le pot de fer, une lutte qui est aussi un choc des cultures. A l’issue d’une « guerre » de plusieurs années, un pacte de paix est finalement signé en septembre 2008 entre Goro Nickel et les chefs coutumiers.

lundi 6 juillet 2009

Zones humides, Ramsar


Vale Inco et son crapaud buffle devrait y participer :
LYON (AFP) - Des centaines de visites guidées de marais, mares et étangs sont programmées dans toute la France d'ici fin avril, dans le cadre d'une campagne de sensibilisation sur les zones humides et leurs occupants, baptisée "Fréquence grenouille", lancée dimanche au Donjon (Allier).

La campagne, organisée par le réseau des Conservatoires d'espaces naturels et les Réserves naturelles de France, se traduira par près de 300 opérations: animations pédagogiques, expositions, et surtout visites de zones humides en début de soirée pour y observer grenouilles, crapauds, tritons ou salamandres.

Le but de la 15e édition de cette campagne annuelle est de de "sensibiliser le public sur la nécessité de protéger ces milieux rares qui ont subi de nombreuses atteintes", indiquent les organisateurs, soulignant que "depuis le début du XXe siècle, les deux tiers des zones humides ont disparu en France".

"Ces écosystèmes très riches assurent de nombreuses fonctions indispensables aux équilibres biologiques, dont l'homme est directement bénéficiaire", rappellent-ils, citant "la préservation de la ressource en eau" ou "la lutte contre les inondations".

© 2009 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

lundi 29 juin 2009

Plus de taxe tuyau pour le moment

Mais plus d'arrêté non plus !!!




Article LNC

À quelle sauce le grand tuyau du Sud sera-t-il accommodé ? La redevance de 1 % du chiffre d’affaires de l’usine du Sud n’est plus. Mais l’autorisation ayant permis la pose du grand tuyau a disparu elle aussi dans les trappes de la justice. La balle est donc dans le camp de la nouvelle province Sud qui pourrait se donner le temps de la réflexion.

À quelle sauce juridico-financière le grand tuyau de l’usine du Sud de Vale Inco va-t-il être à présent accommodé.
Jeudi, le tribunal administratif a annulé l’arrêté provincial fixant une redevance de 1 % du chiffre d’affaires de l’usine pour l’occupation du domaine maritime de cette installation. L’industriel aurait souhaité que seul l’article fixant le loyer soit censuré. Mais non. La justice a jugé ce segment de texte indissociable de l’ensemble de l’arrêté.
Du coup, ce tuyau de 19 kilomètres n’a plus de fondement juridique. Et c’est donc tout le texte qu’il va falloir réécrire, voire renégocier.
Hier, dans un communiqué, Vale Inco a rappelé que la province Sud demeurait « saisie de notre demande initiale d’occupation du domaine public ». Jean-François David, son directeur général délégué, insiste sur le fait que le jugement rendu ne se base pas simplement sur une mauvaise application tarifaire, mais sur la nature même de l’installation. Le grand tuyau, posé au fond de l’eau sur des lests en béton, ne serait pas une « construction permanente » et ne pourrait par conséquent pas être assujetti à une redevance aussi importante. Au regard de la réglementation actuelle.

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dimanche 28 juin 2009

Silence et transparence...


Demain en Nouvelle-Calédonie un journal local gratuit qui pour une fois critique (?:-) ) Vale-Inco Nouvelle-Calédonie :

Passées sous silence :
Les employés calédoniens de Goro-Nickel sont de plus en plus à faire état de certains dysfonctionnements sur le site de l'Usine du Sud. Dernier exemple en date l'incendie accidentel d'une pelle géante en raison d'une fuite d'huile maintes fois signalée mais non réparée, ou encore la mort, il y a quelques semaines, de 5 philippins dans un accident de voiture sur la route de Prony. Si effectivement les 5 hommes n'avaient aucune attache personnelle en Calédonie, il s'agit tout de mêm d'individus faits de chair et de sang, peut être même des pères de famille qui auraient mérité ne serait -ce qu'une mention au chapitre des "faits divers". Leur mort a donc été passée sous silence tant par Goro Nickel que par la gendarmerie et cela amène plusieurs questions sur l'interprétation de la notion de transparence dont les responsables de l'usine du Sud se garagrisent depuis l'accident de la fuite d'acide sulfurique le 1er avril dernier.

Ailleurs

Publié dans le Northern Ontario Business...

Sudbury Vale Inco union workers fed up with “third world employer”


By: Northern Ontario Business Staff

Vale Inco's Creighton Mine.
Vale Inco's Creighton Mine.


United Steelworkers Local 6500 president John Fera stated in a release he is “fed up with the antics and negative business processes of their new third world employer, Vale. This is a company that only recognizes dollars – not people."

Article complet


A lire aussi

Dans le Sudbury Star :

"Fera said before the former Inco Ltd. was sold to Brazilianowned CVRD, wealth generated in Sudbury mostly stayed in Sudbury.

"But now it goes into the pockets of Brazilian owners."

Fera and Fraser lashed out at the federal government, saying it "must have been sleeping when they sold us out to Vale instead of protecting our non-renewable natural resources that now belong to Brazil."

jeudi 18 juin 2009

Dédé, t'es trop fort


Un article LNC :

Ce week-end, au Parc forestier, parmi les nombreuses animations proposées, une saynète étrange prenait place près du vivarium : la présence de réfugiés climatiques. Les malheureux étaient fraîchement débarqués d’une île engloutie par la montée des eaux due au réchauffement climatique. Une projection intéressante jouée avec jubilation par des acteurs inspirés.

Ils sont six. D’après Dédé, le gardien de l’enclos dans lequel ils vivent pour le moment, « ils viennent de l’île Eastfolk, dans le Pacifique Nord ». Les autorités ont peu d’informations sur eux. Ce qui est sûr, c’est que leur Île a été submergée par les eaux, à cause du réchauffement climatique.
« On les a sauvés in extremis, assure Dédé. Ce sont les premiers réfugiés climatiques, mais il y en aura d’autres. D’ailleurs, les Maldives vont bientôt disparaître. » Deux mille survivants d’Eastfolk ont été sauvés de la catastrophe. La Calédonie en accueille six pour le moment. Ils étaient installés ce week-end dans le vivarium du Parc forestier. Exposés comme des animaux de Zoo, à un public plutôt surpris et dérangé. La manœuvre visait à faire réfléchir sur le destin de notre planète qui continue de se réchauffer.
Ces six réfugiés se retrouvent à devoir vivre à l’état sauvage. En haillons, sales, leur comportement fait penser à celui d’animaux. « Ils avaient manifestement épuisé leurs ressources naturelles depuis 25-30 ans, et vivaient dans les détritus quand on les a retrouvés, explique Dédé. C’est pour cela qu’ils sont entourés de déchets dans l’enclos, on les laisse dans leur milieu naturel. On essaie de les réadapter doucement à la vie civilisée, il ne faut pas que le choc soit trop dur. »

« Ils avaient épuisé leurs ressources naturelles depuis 25-30 ans, et vivaient dans les détritus »

Dédé, fouet à la main, veille sur les réfugiés climatiques, dont le comportement est parfois agressif. Il est assisté par Mademoiselle Bichon, dans l’enclos, qui les étudie de près pour voir leur capacité de réadaptation. Ils ont perdu l’usage de la parole et semblent ne pas comprendre tout ce que les surveillants leur disent. Ils errent dans l’enclos, jouent parfois avec les détritus, se chamaillent. Des signes encourageants sont toutefois relevés, comme lorsque l’une des réfugiés tente de prendre contact avec une personne qui la regarde de l’extérieur de l’enclos. Elle lui donne des bouteilles en plastique vides, peut-être en signe d’amitié ? « Mademoiselle Bichon, notez ce fait intéressant », demande Dédé.
Les réfugiés étaient en fait des acteurs, très sensibilisés aux thématiques environnementales. Ils ont offert tout le week-end cette saynète de science-fiction pour le plaisir des visiteurs, plutôt amusés. Une animation inspirée destinée à faire réfléchir de manière ludique sur ce qui pourrait bien nous arriver avec le réchauffement climatique.
Alexandre Wibart


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